Burma [Myanmar]

Lundi 8 juin 2009




If you are in Burma, take a look at the propaganda newspapers, The New Light of Myanmar: it is very informative. In the front page, you will invariably read an article about the religious or economic accomplishments of Senior General Than Schwe. In the international section, you will learn about all the evil of the World, natural disasters with high death tolls in Asia and Latin America, drought, famine and war in Africa, economic crisis and soaring oil prices in Europe and the US, suicide bombings in the rest of the World (granted, this section is not so much different from other international press). And in the end, the only objective and most popular section: the sports section. In each issue, the 4 political, economic and social objectives, and the people's desire are reiterated (which can also be seen on enormous billboards in the streets):


* Oppose those relying on external elements, acting as stooges, holding negative views
* Oppose those trying to jeopardise stability of the State and progress of the nation
* Oppose foreign nations interfering in internal affairs of the State
* Crush all internal and external destructive elements as the common enemy


Each issue is available in English so that people like me, curious of politics in Burma, can be assured that the country is on a viable, just and promising path.




Par Milia
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Jeudi 21 mai 2009
 
   
   



While walking around the streets of Yangoon, I came across small antique shops. Here are some old photographs I found. They end up with me, altough I have no other connection with these people than my short visit in their country. I'd like to share them with you.

I've always been fascinated by old photos of people I don't know. Some of them are probably dead, some may still be alive somewhere in Burma or elsewhere. But these photos will remain for a while.

[click on the photos to view them in their actual size]

Par Milia
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Vendredi 8 mai 2009


Notre arrivée coïncidait avec le début de la fête des eaux, célébrée pendant le nouvel an Bouddhique pour nous laver de nos péchés. Initialement, un filet d'eau était versé dans la nuque le long du dos, mais les pratiques ont évolué vers une bataille d'eau géante à seau remplis d'eau et jets à forte pression ! Très bonne ambiance ! Surtout bien penser à mettre son argent et son appareil photo dans un sac étanche.


Jour 1 : Wééé !!!!! C'est trop bien la fête des eaux !!! On devrait faire pareil en Europe !! Splash ! Trop cool !! Qu'est-ce qu'on s'marre !


Jour 2 : Bon, je veux bien me faire mouiller le matin, comme ça au moins j'ai l'après-midi pour sécher. C'est qu'il fait un peu frisquet à Inle quand le temps est couvert. Et puis, l'eau boueuse du lac, elle est très bien où elle est.



Jour 3 : Maintenant il faut agir stratégique. On passe la journée dans les de champs de riz et dans les petits villages pour éviter le plus gros... On ne prend plus que les petites rues sans trop de passage, mais du coup, les gens ont le temps de nous voir venir pour remplir leurs seaux en nous attendant. AH ! Ça va bien là ! Ça suffit j'ai dit ! NON ! Y'en a marre !


La fête des eaux c'est super, mais heureusement que ça dure que trois jours. En tous cas les gens ont l'air de bien aimer ! Autant qu'ils en profitent sachant que c'est la seule festivité autorisée par le gouvernement.


Par Milia
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Lundi 4 mai 2009



Après 15 heures de bus (départ 3h30 du matin, arrivée 16h30, sur les rotules), passée assise en angle droit, une fesse sur la banquette dure comme du bois, une fesse dans le vide (la banquette n'étant pas assez large pour contenir nos deux paires de fesses), les genoux se heurtant à la barre de fer rouillée du siège de devant, le corps crispé à force de se retenir pour ne pas tomber en raison du sommeil persistant, de la route cahoteuse et des virages en enfilade de montagne, nous atteignons enfin la petite ville montagnarde de Kalaw.



A l'arrivée, un jeune homme, Harri, nous propose de rester dans sa guesthouse, nous acceptons, un peu soulagée pour ma part de ne pas avoir à chercher par nous-mêmes après ce voyage éreintant. Nous passons donc la nuit au Golden Lily Guesthouse, et dinons dans un petit restaurant familial situé dans la pièce à vivre de la maison familiale, à la décoration minimaliste mais chaleureuse : deux tables recouvertes de jolies toiles cirées à fleurs, recouvertes elles-mêmes de broderies ; dans un coin un lavabo rehaussé d'un miroir pour se laver les mains ; une télévision sur laquelle est apposé un napperon délicatement brodé, sur lequel repose un vase en cristal contenant un magnifique bouquet de fleurs en plastique multicolores. Au mur, un poster d'un chanteur sur fond d'arc-en-ciel et un poster de paysage automnal, dépaysant en ce lieu. On aperçoit, dans l'embrasure de la porte, la maitresse de maison en train de préparer notre repas. L'endroit rêvé pour un petit diner feutré. D'ailleurs c'est mon diner d'anniversaire ! (étant persuadée d'être le 9 le jour de mon anniversaire, qui est le 10, nous le fêtons donc en ce jour, le 11, ce qui veut dire que techniquement, j'ai encore 25 ans, non ?)


Notre hôte est un vieil homme, 85 ans pour être précise, il est maire de la ville, parle parfaitement l'anglais, et semble nostalgique du temps de la colonisation britannique. A la fin du repas il nous raccompagne jusqu'à la rue principale, son petit-fils à sa gauche, s'appuyant sur sa canne à sa droite. Très belle image.



Le lendemain, nous partons pour un trek de trois jours dans les montagnes. Béa et moi ne sommes pas du tout équipées : Béa, des converses aux pieds, un long sac de toile en bandoulière, et moi en Birkenstock et sac en bandoulière également, bouteille d'eau à la main et sac plastique portant mes chaussures de rechange en cas d'ampoules. Mais heureusement, Jimmi, un voyageur Coréen s'est gentiment proposé de trouver une petite place dans son sac.



Donc le trek : un des plus beaux de toute ma vie ! De magnifiques paysages, un guide fantastique, de délicieux repas (copieux qui plus est), des contacts privilégiés avec les locaux, de chouettes compagnons de trek et un excellent exercice physique (musculation intense des cuisses, fessiers, et abdos) !



Nous avons passé une nuit ainsi que nos repas chez l'habitant et dans un monastère. Le premier matin, nous nous sommes fait réveiller par un coq juste en dessous de notre maison sur pilotis, et le deuxième par les chants de petits bonzes hauts comme trois pommes. Trop mignon.



Lors de la première journée, Harri nous a emmené boire le thé dans la maison du Chaman du village. Un vieil homme sage, avec un charisme et une aura incroyables. Il nous a montré ses plantes médicinales, nous a parlé de ses croyances et de ses pratiques, m'a lu mon avenir, qu'il me prédit prometteur (youpi !), et me conseille de ne manger ni trop salé, ni trop sucré, sauf s'il s'agit de sucre non raffiné, comme celui provenant directement de la canne à sucre. C'est noté. J'ai été conquise par cette rencontre, très ressourçant.



Les quelques villages dans lesquels nous sommes passés sont peuplés de minorités ethniques. Ces minorités sont très vulnérables et souvent victimes de violations des droits humains par le régime militaire. Je me dis que tant que les treks touristiques passeront par ces villages, ces minorités seront en quelques sortes épargnées.


Si ce trek fut si formidable, c'est grâce à Harri, notre guide. Dans chaque foyer où nous avons mangé ou dormi, l'accueil fut des plus chaleureux. Nous avons pu partager un petit bout de quotidien avec les familles, avec qui les échanges ont été simples et sincères. La famille de Harri est arrivée d'Inde il y a trois générations et vit depuis en Birmanie sans jamais être  retournés dans leur pays d'origine. Dans la région de Kalaw, de nombreux travailleurs ont été déplacés d'Inde et du Népal par les anglais pour travailler sur des projets de construction. Malgré cet éloignement, ils ont su préserver leur culture. Toute la famille est très respectée dans la région. J'ai trouvé tous les rapports entre Harri et les villageois profondément emprunts de respect et de sincérité, particulièrement avec le Chaman et les moines bouddhistes, malgré le fait qu'ils soient de confessions différentes.






Harri picked us up from the bus arrival. He offered to stay at his family's guesthouse, Golden Lily Guesthouse, and we accepted. The next morning we left for a three-day trek from Kalaw to Inle Lake. Although I only spent three days with Harri, he is one of the most respectful, culturally sensitive and warm-hearted persons I have met. He was truly dedicated to making everybody enjoy their time, and seemed to enjoy the trek as much as we did. Every time we stopped somewhere, he would take the time to exchange some words with the people - he speaks most of the tribal languages of the region. The true connection that exists between Harri and the people we have met along the way made the real value of this trek. Although the Singh family does not label their treks as eco-tourism, they truly deserve to be categorized as such. I warmly recommend them for treks in the region!

Golden Lily Guesthouse
5188 Nastin Road, Kalaw
Myanmar
Tel. 081-50108


Arrivés à Inle, c'était l'émerveillement ! Sur le bateau qui nous menait de notre point d'arrivée à notre guesthouse, Nous avons traversé le lac en barque pour atteindre notre guesthouse, et ce fut la surprise totale. Une beauté à couper le souffle, une lumière donnant au lac entouré de montagnes un air à la fois inquiétant et rassurant, des images magnifiques, et un contraste de couleur entre le vert des montagnes, le bleu foncé des nuages, le noir de l'eau, le jaune du soleil qui pointait d'en bas...superbe !


Le soir même, nous sommes allées nous baigner dans des sources chaudes à quelques kilomètres du petit centre d'Inle. Dans mon imaginaire, je voyais ça un peu comme aux Antilles : des cascades d'eau chaude tombant lourdement sur des roches volcaniques recouvertes de mousse, cachées dans un endroit désert. C'est pourquoi je fus un peu surprise de découvrir des bassins artificiels (se fondant tout de même bien dans le paysage) juste en bordure de route, lieu de rassemblement des villageois pour le bain et la lessive (pour les femmes). Un bassin pour les hommes, et un bassin pour les femmes, constitué des eaux usées provenant du bassin des hommes. Donc nous allons gaiement vers le bassin des femmes, non sans une petite gêne, quand tous les regards se dirigent vers nous. Pour les raison citées plus haut, je décide de juste me tremper les pieds. Le fait d'avoir ces deux bassins séparés créé une sorte de lien entre ces femmes et nous, qui vient du fait que peu importe nos origines, nous nous retrouvons dans le même bassin. Cette fois c'est une distinction homme / femme et non touristes / locaux. Mais dans tous les cas, les femmes locales sont toujours les moins bien loties...

Nous rentrons à vélo sous une pluie battante, qui me parut qui me paru un peu fraiche après les sources chaudes. De quoi nous préparer pour la journée suivante...suspens...


Myanmar: Ethnic minorities: Targets of repression
'BURMESE DARFUR', The Silent Genocide of Myanmar

Par Milia
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Jeudi 30 avril 2009



Sur la route de Yangon à Mandalay, nous avons été soumis à de nombreux contrôles d'identité, ce qui nous donnait l'impression de passer plusieurs postes frontière dans le même pays avant d'atteindre notre destination. Il arrive que certains passagers du bus ne remontent pas...
A 3h du matin, tous les passagers ont été invités à sortir du bus pour procéder à un brin de toilette. Chacun munis d'une petite lingette rafraichissante, les accompagnateurs nous indiquaient la direction (forcée) vers les toilettes. Dociles, Béa et moi nous sommes exécutées.



A Mandalay, nous avons visité des pagodes en pleine activité en ce mois de nouvelle année, puis marché sur un très long pont, et enfin sommes allées voir les Moustache Brothers.



Les Moustache Brothers sont une petite troupe de théâtre familiale dans le collimateur de la junte. L'un des frères a été emprisonné pour avoir fait une mauvaise blague sur le régime. Depuis, ils continuent de se produire pour les quelques touristes qui passent par Mandalay. Bien qu'ils soient tolérés par la junte, ils ne font pas exception à la censure et aux menaces, c'est pourquoi le contenu de leur spectacle s'en trouve pour le moins...appauvri. Mais c'est pour cela qu'il faut continuer à les soutenir en allant les voir ! Ce sera l'occasion pour vous de découvrir quelques costumes et danses traditionnels. Ils se produisent chaque soir dans leur petit théâtre de fortune à l'ambiance particulière mais chaleureuse, et la représentation dure une heure et demie.


Dans le courant de la nuit, nous avons embarqué sur le ferry qui nous mènera à Bagan, la ville au 500 pagodes. Cette croisière dura 17 longues heures, mais il faisait bon se laisser aller au gré du temps. Un calme infini a régné tout le long du trajet, ponctué par les arrêts fréquents le long des berges, où l'on pouvait assister aux embarquements et débarquements de personnes, de marchandises, d'animaux et autre, s'opérant sur de fines planches de bois disposées sommairement entre le pont et la terre ferme.



Seul bémol de cette traversée : le ferry est gouvernemental. Mais de nombreuses vendeuses des villages environnants profitent de l'achalandage généré par les ferrys qui passent pour vendre fruits, samousas, et toutes sortes de beignets. Les longues escales nous ont d'ailleurs permis de nouer des contacts avec quelques artisanes qui vendaient des couvertures brodées mains (bien superflues en cette saison !). Elles nous demandaient des vêtements, savons, shampoings et autres produits de première nécessité. Nos sacs s'en sont trouvés allégés ! Leur bon niveau d'anglais nous a bien facilité la conversation, et c'est avec plaisir que nous avons échangé des bribes de nos vies. Ça me fait plaisir de savoir qu'une Birmane dans un village portera l'une de mes robes, et que j'aurai l'une de ses couvertures chez moi.



Le ferry est organisé de façon très sectaire : la première classe avec des banquettes en bois pour les moines ; la classe touristes avec des chaises en plastiques disposées sur le plancher ; enfin, la classe ordinaire, pour les Birmans et les Birmanes non moines. Mais les frontières s'effacent naturellement, c'est ainsi que nous nous sommes retrouvées à côté d'une gentille famille birmane avec deux petites filles trop choupinettes. C'est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons été véritablement en contact d'autres touristes. Incroyable à quel point la notion de territoire personnel est prononcée chez certains occidentaux : il faut coûte que coûte poser les limites, ne laisser personne empiéter sur son territoire. Pas facile dans un ferry bondé.



Bagan


Le premier jour en calèche, le deuxième à vélo, nous avons parcouru le site de Bagan et visité quelques uns des 500 temples qui jonchent le sol. Une ambiance mystique et médiévale, des vues surprenantes. Le site est resté presque intact depuis des siècles, mis à part une tour construite en plein milieu par le gouvernement pour offrir une vue panoramique de Bagan. Super. Les temples sont en ruines mais ne manquent pas pour autant de vie ! Les gens y dorment, y lisent, y peignent, y chantent... de quoi agrémenter nos visites !



A Bagan, il doit y avoir dix artisans pour un touriste, et Béa et moi nous sommes faites repérer des le matin (car les infos tournent vite à Bagan...) et avons terminé la journée avec chacune un sac rempli de boites en bambou laqué. Le fait que le tourisme reste relativement peu développé maintient l'authenticité et la finesse de l'artisanat.



En passant à Old Bagan, ne ratez pas le Santhidar Restaurant, tenu par une adorable petite famille, et profitez-en pour parler foot avec Pyi Sone.



La Birmanie est un pays à très faible criminalité envers les touristes, et pour cause : un crime envers l'un d'eux est puni bien plus sévèrement qu'un crime commis envers un compatriote. Mais la plus grosse coupure s'élevant à 1000 Kyats (1$), il est assez courant, en tant que voyageur de se balader avec d'énormes liasses de billets...et il est d'autant plus facile de s'en faire piquer un peu au passage sans que l'on s'en rende compte tout de suite. Mais il ne s'agit que de cas isolés et exceptionnels.


For more pictures ---> Photo Album

Mutations de la dictature, Le Monde Diplomatique

Par Milia
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Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux
Marcel Proust

  


Moi, c'est Emilia Roig, et je suis là pour raconter, montrer, partager...alors bienvenue !

Méli Mélo

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