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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 20:23

 




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Summertime,
And the livin' is easy
Fish are jumpin'
And the cotton is high
Your daddy's rich
And your mamma's good lookin'
So hush little baby
Don't you cry
One of these mornings
You're going to rise up singing
Then you'll spread your wings
And you'll take to the sky
But till that morning
There's a'nothing can harm you
With daddy and mamma standing by
Summertime,
And the livin' is easy
Fish are jumpin'
And the cotton is high
Your daddy's rich
And your mamma's good lookin'
So hush little baby
Don't you cry 

 

Par Milia - Publié dans : New York City
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 19:51

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A highlight of my New York experience this summer: the Cecilia Marta Dance Company in Von Kings Park, Brooklyn. 

Certainly one of the best Dancer Choreographer in the World. Full of sensitivity and powerful energy. Such an inspirational experience to watch the company dance... Don't miss Cecilia Marta's class at the 
Broadway Dance Center New York! 

Photos from the peformance of August 23, 2009 at the Herbert Von King Park, Brooklyn, New York...

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More photos HERE!!!

 
Par Milia - Publié dans : New York City
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 20:10



...the International Day against Violence against Women. I would like to make some voices heard today, some women I met on my way, and all the others that are invisible and who suffer in silence.


My name is Nouriati, I come from small poor island in the Indian Ocean. In my country, reaching the age of 30 without being married is perceived as a horrible destiny. For my own and my family’s good, my mother found a man in France for me to marry. I remember being so excited about this whole new life opening up to me: France, a romance, children, a happy family! When I arrived in France, I saw the man. He had sent a picture of himself, but at least 20 years had gone by… he was old, fat, and did not look friendly at all. As soon as we got married, he started to rape me every night. After a few weeks he also started to hit me very violently. After he had tried to kill me one night, I fled but had nowhere to go. Paris seemed so big and so alien that it required so much courage from me to leave. I had met a family and I stayed at theirs at the beginning. But the man started to harass me and almost raped me, so I left. I lost all chances of becoming a French citizen, let alone being able to remain legally on the French territory as soon as I left my husband. I have been an undocumented migrant for the past 6 years. I live in the fear of being reported to authorities, I have to bend to all kinds of blackmail that is made to me, I have to accept demeaning and exploiting working conditions, and I constantly live in insecurity. I cannot claim any right. Yet I consider myself as a refugee. My human rights should be guaranteed by the State I live in, I should be protected against abuses from other individuals. How many other women are in my situation? How many other women will come to marry my ex-husband and be faced with the same difficulties until we are recognised as human beings, holders of rights? I have thought about going back to my country, but the guilt and shame have prevented me from doing so. I would be so rejected by my community that I fear so much a return. I don’t know how long I will be able to stay in France illegally, but I would so much wish for this nightmare to end.


***


My name is Nasiche, I come from an African country where war has been going on for years and years. I have troubles remembering when it actually started. I am 13 years old and I have never been to school. I have a 6 month old baby. A long time ago, I was abducted by soldiers and I forgot all what happened during that time. Actually, I don’t want to remember. I have lost my two arms (someone told me they were cut off), and I have a baby whose father I don’t know…  it is a strange life that I am living. I feel dead inside, but my body can move, I can talk, I eat, and I take care of my baby. But I have no feelings. I cannot feel pain nor joy nor excitement, nor fear anymore. Maybe I am simply dead…


My name is Aseya
Please let me keep my clitoris. 

 

Par Milia - Publié dans : Speak out!
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 12:10

 

 

Après ces quelques mois d’inactivité sur carpediemilia, voici une petite rétrospective de mes deux derniers mois au Cambodge. Depuis, je suis rentrée à Berlin où je termine mon master et travaille en parallèle chez Amnesty International. Un renouveau de vie en un lieu qui m’est familier. Un peu plus prochainement, mais pour l’instant : encore du Cambodge ! 



Juin à août 2009

Chaque samedi pendant mes deux derniers mois, j’allais à la prison de Prey Sor, à une dizaine de kilomètres de Phnom Penh, pour m’occuper des enfants de détenues qui vivent en cellule avec leurs mères. Une initiative personnelle, complètement détachée de mon travail pour GTZ. En quelques sortes, le besoin de contact humain direct, loin de la politique et du « development business », même si très vite je me suis rendue compte qu’il est difficile d’y échapper, même au fin fond d’une prison cambodgienne… La garderie de la prison a été fondée par une micro ONG fonctionnant sur fonds monégasques. Je ne me prononcerai pas sur les nombreux problèmes qui sont nés de cette création, et du besoin de reconnaissance qui a motivé l’action de la personne qui a monté ce projet. Mon but, en contribuant au projet, était de donner un peu de mon temps, directement et 100% a ces enfants, ce qui m’a demandé bien plus d’énergie que ce que je pensais…

 



Au Cambodge, les détenues ont le droit d’emmener leurs enfants en prison jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 6 ans lorsqu’elles n’ont pas d’autre alternative. Beaucoup de femmes accouchent en prison, et la plupart des enfants qui sont pris en charge dans la garderie y sont nés. Ce qui veut dire qu’ils n’ont jamais rien connu d’autre que la vie en milieu carcéral. La violence, la crasse, la faim, la promiscuité, la frustration. Car il ne va pas sans dire que les conditions de vie dans les prisons cambodgiennes sont totalement déplorables. Pas d’eau courante ni d’électricité, des rations journalières nettement insuffisantes, une promiscuité totale (10 femmes pour une cellule de 15 mètres carrés, parfois avec quelques enfants), la violence des gardiens, la corruption (tout se paie : la nourriture, les soins, les visites des proches, les sorties, le charbon pour faire bouillir l’eau croupie)…


En arrivant pour la toute première fois à la prison, je ne me suis pas vraiment sentie dans une prison. Un gardien, assis le torse nu et les pieds en éventail écoutait son lecteur MP3, une ribambelle d’enfants jouait à l’extérieur (les enfants des gardiens), et je dû me frayer un chemin au milieu des vaches, des poules et des canards pour atteindre la garderie, qui se situe devant ce qui semble de loin être une marre, mais qui très vite, à l’odeur, s’avère être le tout-à-l’égout à ciel ouvert de la prison…


La garderie tranche très nettement avec le reste du paysage. Une maison de plain pied, composée d’une seule grande pièce claire, avec des volets colorés, et dans l’encadrement des fenêtres, de petites têtes curieuses de me voir arriver.

 
C’est ainsi que je découvrais Vuth, Srey Ka, Srey Ning, Vande, Sieng, Ok, Lucky, et le petit dernier au nom imprononçable et surnommé Bebe. Ils ont entre 18 mois et 6 ans, 6 garçons et 2 filles. Les seuls enfants que les mères aient acceptés de nous confier. Tous les mois, chaque mère avec enfant recevait de la nourriture supplémentaire par le biais d’une ONG. Mais ces denrées font l’objet de trafics au sein de la prison, si bien qu’aucun des enfants n’a vu la couleur de cette nourriture. Et depuis que la garderie existe, les enfants reçoivent la nourriture directement, sans passer par leurs mères. Autant dire que le trafic s’en est trouvé plus que perturbé, et que certaines mères, écoeurées de voir leur petit commerce voler en fumée à cause de la garderie, refusent de nous confier leurs rejetons. C’est pourquoi au lieu d’avoir 20 enfants, nous n’en avons plus que huit.


Mais pour voir le bon côté des choses : 8 c’était bien assez pour le début ! Ces enfants ont une telle violence en eux qu’il est vraiment difficile de la canaliser – surtout avec mon niveau de Khmer… ils sont arrivés a la garderie dans leur état le plus brut : ils n’ont jamais connu l’école, avaient un niveau de socialisation proche de zéro, et furent séparés de leur mère pour la toute première fois (sachant qu’ils partagent 100% de leur temps dans la prison avec leur mères).

 


Je me remémore ma première rencontre avec eux, et la différence entre la fin des deux mois et le premier jour est frappante. A leur arrivée, ils étaient tous en dessous de la courbe de croissance. Les voir engloutir leurs repas était un vrai plaisir. Certains se resservaient jusqu’à quatre fois ! Ils avaient tous la peau ravagée par la gale (ils sont lavés avec l’eau des étangs, qui provient en grande partie des égouts de la ville), leurs cheveux ternes et secs, et leurs regards absents. Aujourd’hui, ils ont tous pris deux à trois kilos, ont un sourire accroché aux lèvres toute la journée, leur peau et leurs cheveux s’embellissent de jour en jour. Tout ça grâce à Caroline, la directrice de la garderie et Srey Ni, employée à plein temps, qui leur donnent tout leur amour, jouent avec eux, leur apprennent les belles choses de la vie, leur donnent leur bain, leur donnent à manger, leur font confiance, rient avec eux...



Seulement, Caroline a récemment été renvoyée par la fondatrice de la garderie parce qu’elle employait, selon elle, des méthodes éducatives trop « avancées » pour des enfants pauvres et cambodgiens, qui de toutes façons étaient voués à devenir chiffonniers… alors pourquoi leur faire goûter ce à quoi ils n’ont pas droit ?


Par Milia - Publié dans : Cambodia
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 10:14





GTZ contracted a film director and her team to shoot a short documentary on the impact of the work of the programme « Promotion of Women's Rights » - for which I have been working over the past year.


 

They chose to film a former alcoholic and violent husband and his family in their daily lives, interrupted by interviews with the family members, the village chief, and other men in the village. We started at dusk in the rice field, then spent some time with the wife preparing lunch in their straw hut (I couldn't go because the hut was too small, but instead I took a nice nap in the village on a mat), and finally attended a men's self-help group.








Never had I experienced life in the country side so closely. A great experience!

More photos HERE and THERE!


Par Milia - Publié dans : Cambodia
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