Les photos de cet article sont de André.
People ask you where you come from
They like you because you are pure and you have what they lack
Do you know what you have?
You are brave, strong, and courageous
You fight for your lives and strive for your future
The rich can’t use money as their weapons, so they need you to be their warning sign
They inspire you and always respect you
Do you know what you have?
You should appreciate that you have weakness
Be proud that you are special
Thank God you have a big name flying over the World
The big name “Mathare”, that is what you have
* * *
Les gens te demandent d’où tu viens
Ils t’apprécient parce que tu es pur et parce que tu as ce dont ils manquent
Tu sais ce que tu as ?
Tu as détermination, force et courage
Tu te bats chaque jour pour ta survie et pour ton avenir
Les riches ne peuvent faire de leur argent une arme, alors ils ont besoin de toi
Ils t’inspirent et toujours te respectent
Tu sais ce que tu as ?
Toujours reconnaître tes faiblesses
Etre fier d’être unique
Remercier Dieu d’avoir ce grand nom qui flâne au-dessus du monde
Le grand nom de “Mathare”, c’est ce que tu possèdes
(traduction : Milia)
Pheobe, une adolescente de Mathare, deuxième plus grand bidonville de Nairobi après Kibera
A promise to the youths of Mathare
A UN-Habitat project in Nairobi, Bobby Pall and Christine Auclair
C’est grâce à Bobby et à sa soeur Sandhia que j’ai eu la chance de pouvoir agir à Kibera. Un grand merci à eux deux.
Very special thanks to Bobby and his sister Sandhia for making it possible for me to get involved in Kibera.
All photographs in this article are by Bobby
I interned with FEMNET for 2 months in February and March 2007 in the advocacy programme. The time spent at FEMNET was too short to really get a deep and comprehensive understanding of advocacy work in the region and in this field, but I surely learnt from this experience and add my little contribution to FEMNET’s work. First, that was such a great thing to be the only person from outside Africa, I could really learn about the culture and the integration was made very easy by the very welcoming team. It was extremely enriching to work in an environment with different blueprints, conceptions, representations, working habits, and interpersonal relations.
I understood a lot on the dynamics that foster gender inequality and constant violations of women’s rights in East Africa.
This experience revealed the feminist in me! Coming from a country where women have, to a large extent, their rights respected and enjoy almost the same prerogatives as men, I never felt the need to claim anything or fight for the cause of women. But having been in countries where women’s rights is still a concept that is not broadly understood as fundamental rights, I basically changed the way I considered the position of women in our global society. I actually would like to clarify something about the term ‘feminism’, which is now turned into an old fashioned movement only meant for lesbians and ancient times’ literature authors equipped with a vagina. Well it might seem a little bit excessive, but I’m not exaggerating. Women don’t dare to call themselves feminists anymore, especially among the younger generations. But what is feminism? No more than demanding equal rights for men and women.
And I can claim it out loud: I am in favour of the recognition and respect of women’s rights all around the World (political power, economic opportunities and intellectual recognition). Only then can all the nice speeches calling for more peace, freedom, wealth, education, health, and so on can become reality and stop being mere words pronounced with false conviction and hypocrisy. Porque sin las mujeres, los derechos no son humanos…
Keep up the good work FEMNET!
Eve Ensler for the ‘Stop Rape Now’ UN joint initiative, Author of The Vagina Monologues
Une longue journée de 8h passée dans l’avion affalée sur les deux sièges côté hublot à regarder d’un œil
distrait Le Diable s’habille en Prada, à feuilleter le magazine British Airways, à observer de tout là-haut les différents pays survolés, à dormir, à manger, et à lire mon super
livre qui me transporte déjà en Tanzanie: Die Regenkoenigin (la reine des pluies), de Katherine Scholes. Je contemple, rêveuse, le coucher de soleil dans les nuages quelques heures avant
d’atterrir à Nairobi. Déjà dans l’avion, l’anxiété commence à monter sachant que personne ne m’attend à l’aéroport, qu’il ne sera pas loin de minuit, et qu’il est fortement déconseillé de voyager
seule en taxi de nuit. J’essaye de copiner avec une autre fille seule pour lui proposer de partager un taxi, mais un chauffeur vient la chercher. Je tente le coup avec deux autres nénettes, en
vain. Bon. Je décide de m’en remettre à ma bonne étoile et me lance, armée de courage, à la recherche d’un taxi qui me paraitra de confiance. Juste histoire de me rassurer un peu, je demande de
ma petite voix innocente empreinte de naïveté à la dame qui tamponne fermement les visas: Is it dangerous to take a taxi by myself to go to Gigiri? Ce à quoi elle répond sur un ton
réprobateur: At such a young age? By yourself? What do you think? You’re in Nairobi my dear! Parfait! Moi qui avais réussi à faire descendre le stress, me voila avec une boule dans la
gorge. A voir ma face déconfite, elle appelle un des gardes de l’aéroport et lui dit de me trouver un taxi de confiance.
Ouf! Je descends vers les tapis roulants pour récupérer ma valise et j’attends, j’attends, toujours rien, l’aéroport se vide, le tapis aussi, et pas de valise en vue. Mais elle finit par arriver
au loin à mon grand soulagement! Je me dirige vers la sortie quand j’aperçois sur un panneau mon nom (Emilio Rolg). Brigitte, ma gentille hôte que je ne connais pas encore, a finalement réservé
un taxi comme je le lui avais demandé ! Cooool ! Je retrouve mon sourire et mon entrain, grimpe à l’avant du taxi et commence à papoter avec le conducteur très sympa. On arrive à trouver la
maison de Brigitte sans trop tourner après avoir traverse la ville complètement déserte aux allures quelque peu inquiétantes. Et la on pénètre dans une propriété hautement sécurisée. Gardes,
chien, grilles. Brigitte m’accueille en chemise de nuit, les cheveux hirsutes, dans un sommeil interrompu par mon arrivée tardive. Elle me montre rapidement ma chambre en refermant derrière nous
les quelques grilles qui veillent sur nous pendant la nuit. Elle me montre le bouton d’alarme à activer en cas d’urgence. Ca y est. Je vais pouvoir me coucher l’esprit tranquille.
Le lendemain lever à 7h pour faire la connaissance de Brigitte réveillée et de sa fille Haingo, 15 ans, toute mignonne et fan de Beyoncé. Brigitte travaille a
l’UNEP depuis 15 ans, est malgache et m’a été présentée par Malaika, une vieille amie de la famille, originaire du Rwanda. Je fais aussi la connaissance d’Anna, la housemaid, qui me sourit
timidement sans croiser mon regard. C’est dans ce charmant foyer que je vivrais pendant les deux prochains mois.
Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux
Marcel Proust
