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Kenya

Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /Mars /2007 14:09
Neny et Gougouche: cours de danse le dimanche, abdos, la chaise, E! News, American pop idol, cashew nuts, macadamia nuts, soupe aux choux, Montignac, musique !!! Neny-et-Gougouche.JPG
Par Milia - Publié dans : Kenya
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /Mars /2007 12:56

 

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Kibera, le plus grand bidonville d’Afrique, s’étend sur des centaines d’hectares où près d’un million de personnes vivent entassées. Il y fait une chaleur étouffante le jour et les nuits y sont glaciales. Criminalité, violence, insalubrité, promiscuité, pauvreté, maladie, alcoolisme, drogue, viols, misère, SIDA, corruption, meurtres font le quotidien des habitants de Kibera. Rien n’est simple. Et pourtant l’espoir est là. La joie de vivre et les rires sont la seule force qui reste à ces enfants déjà marqués par une vie trop cruelle. 

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Pour occuper mes weekends, j’allais donner des cours de danse dans une école de Kibera, créée par une Kenyane, Rachel, qui accueille une trentaine d’enfants chaque jour. Je partais donc le samedi matin en matatu (les minibus locaux) en direction de Kibera, avec Sandhia, mon amie Kenyane d’origine indienne. J’avais toujours cette angoisse au fond du ventre le vendredi soir, la peur de pénétrer dans ces zones de non-droit où la violence est reine, et où l’on m’avait fortement déconseillé de m’aventurer tant de fois. Mais ma bonne étoile n’a jamais cessé de veiller sur moi.

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A l’approche de l’entrée du bidonville, les enfants nous reconnaissent et nous escortent jusqu’à l’école. On croise quelques hommes que la shanga (alcool fabriqué à base d’acide de batterie, d’eau des égouts, et de sucre) a presque fini d’achever. On arrive à l’heure où les milliers d’habitants sont déjà partis à la recherche d’un travail d’un jour, qui leur permettra de survivre un jour de plus. Des dizaines d’enfants errent et s’amusent dans un dédale de ruelles boueuses et remplies de déchets. L’odeur est forte, presque corrosive, l’atmosphère est lourde, mais quelques ondes positives arrivent à percer ça et là, un grand sourire d’enfant, une école dont s’échappent des voix angéliques, un échange de regards. Et ma joie grandit, je m’émerveille de tout, je ressens une admiration profonde pour ces enfants, ces femmes et ces hommes, qui quoiqu’il arrive, gardent confiance, espoir et surtout amour en la vie. Chaque moment passé à Kibera m’a donné un peu de force et de sagesse. Merci à tous ces enfants.

   
 

  Les photos de cet article sont de André.

Par Milia - Publié dans : Kenya
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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 23:51

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People ask you where you come from

They like you because you are pure and you have what they lack

Do you know what you have?

You are brave, strong, and courageous

You fight for your lives and strive for your future

The rich can’t use money as their weapons, so they need you to be their warning sign

They inspire you and always respect you

Do you know what you have?

You should appreciate that you have weakness

Be proud that you are special

Thank God you have a big name flying over the World

The big name “Mathare”, that is what you have


 

*        *        *

 

Les gens te demandent d’où tu viens

Ils t’apprécient parce que tu es pur et parce que tu as ce dont ils manquent

Tu sais ce que tu as ?

Tu as détermination, force et courage

Tu te bats chaque jour pour ta survie et pour ton avenir

Les riches ne peuvent faire de leur argent une arme, alors ils ont besoin de toi

Ils t’inspirent et toujours te respectent

Tu sais ce que tu as ?

Toujours reconnaître tes faiblesses

Etre fier d’être unique

Remercier Dieu d’avoir ce grand nom qui flâne au-dessus du monde

Le grand nom de “Mathare”, c’est ce que tu possèdes

(traduction : Milia)

 

Pheobe, une adolescente de Mathare, deuxième plus grand bidonville de Nairobi après Kibera

 

A promise to the youths of Mathare

A UN-Habitat project in Nairobi, Bobby Pall and Christine Auclair

 

C’est grâce à Bobby et à sa soeur Sandhia que j’ai eu la chance de pouvoir agir à Kibera. Un grand merci à eux deux.

 

Very special thanks to Bobby and his sister Sandhia for making it possible for me to get involved in Kibera.

 


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All photographs in this article are by Bobby

Par Milia - Publié dans : Kenya
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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 20:58

 

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Yeah, that’s it! A network meant to bring together as many NGOs, CSOs and CBOs dealing with gender issues as possible for effective, concerted, and coordinated action in Africa. Its aim is to strengthen the role and contribution of African organisations focusing on women’s development, gender equality and human rights in general. It provides a channel through which experiences, information and strategies can be shared among the members for constant improvement.

 

I interned with FEMNET for 2 months in February and March 2007 in the advocacy programme. The time spent at FEMNET was too short to really get a deep and comprehensive understanding of advocacy work in the region and in this field, but I surely learnt from this experience and add my little contribution to FEMNET’s work. First, that was such a great thing to be the only person from outside Africa, I could really learn about the culture and the integration was made very easy by the very welcoming team. It was extremely enriching to work in an environment with different blueprints, conceptions, representations, working habits, and interpersonal relations.

 

I understood a lot on the dynamics that foster gender inequality and constant violations of women’s rights in East Africa.

 

This experience revealed the feminist in me! Coming from a country where women have, to a large extent, their rights respected and enjoy almost the same prerogatives as men, I never felt the need to claim anything or fight for the cause of women. But having been in countries where women’s rights is still a concept that is not broadly understood as fundamental rights, I basically changed the way I considered the position of women in our global society. I actually would like to clarify something about the term ‘feminism’, which is now turned into an old fashioned movement only meant for lesbians and ancient times’ literature authors equipped with a vagina. Well it might seem a little bit excessive, but I’m not exaggerating. Women don’t dare to call themselves feminists anymore, especially among the younger generations. But what is feminism? No more than demanding equal rights for men and women.

 

And I can claim it out loud: I am in favour of the recognition and respect of women’s rights all around the World (political power, economic opportunities and intellectual recognition). Only then can all the nice speeches calling for more peace, freedom, wealth, education, health, and so on can become reality and stop being mere words pronounced with false conviction and hypocrisy. Porque sin las mujeres, los derechos no son humanos…  

 

Keep up the good work FEMNET!

 

Eve Ensler for the ‘Stop Rape Now’ UN joint initiative, Author of The Vagina Monologues

Par Milia - Publié dans : Kenya
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 18:41

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Une longue journée de 8h passée dans l’avion affalée sur les deux sièges côté hublot à regarder d’un œil distrait Le Diable s’habille en Prada, à feuilleter le magazine British Airways, à observer de tout là-haut les différents pays survolés, à dormir, à manger, et à lire mon super livre qui me transporte déjà en Tanzanie: Die Regenkoenigin (la reine des pluies), de Katherine Scholes. Je contemple, rêveuse, le coucher de soleil dans les nuages quelques heures avant d’atterrir à Nairobi. Déjà dans l’avion, l’anxiété commence à monter sachant que personne ne m’attend à l’aéroport, qu’il ne sera pas loin de minuit, et qu’il est fortement déconseillé de voyager seule en taxi de nuit. J’essaye de copiner avec une autre fille seule pour lui proposer de partager un taxi, mais un chauffeur vient la chercher. Je tente le coup avec deux autres nénettes, en vain. Bon. Je décide de m’en remettre à ma bonne étoile et me lance, armée de courage, à la recherche d’un taxi qui me paraitra de confiance. Juste histoire de me rassurer un peu, je demande de ma petite voix innocente empreinte de naïveté à la dame qui tamponne fermement les visas: Is it dangerous to take a taxi by myself to go to Gigiri? Ce à quoi elle répond sur un ton réprobateur: At such a young age? By yourself? What do you think? You’re in Nairobi my dear! Parfait! Moi qui avais réussi à faire descendre le stress, me voila avec une boule dans la gorge. A voir ma face déconfite, elle appelle un des gardes de l’aéroport et lui dit de me trouver un taxi de confiance.

Ouf! Je descends vers les tapis roulants pour récupérer ma valise et j’attends, j’attends, toujours rien, l’aéroport se vide, le tapis aussi, et pas de valise en vue. Mais elle finit par arriver au loin à mon grand soulagement! Je me dirige vers la sortie quand j’aperçois sur un panneau mon nom (Emilio Rolg). Brigitte, ma gentille hôte que je ne connais pas encore, a finalement réservé un taxi comme je le lui avais demandé ! Cooool ! Je retrouve mon sourire et mon entrain, grimpe à l’avant du taxi et commence à papoter avec le conducteur très sympa. On arrive à trouver la maison de Brigitte sans trop tourner après avoir traverse la ville complètement déserte aux allures quelque peu inquiétantes. Et la on pénètre dans une propriété hautement sécurisée. Gardes, chien, grilles. Brigitte m’accueille en chemise de nuit, les cheveux hirsutes, dans un sommeil interrompu par mon arrivée tardive. Elle me montre rapidement ma chambre en refermant derrière nous les quelques grilles qui veillent sur nous pendant la nuit. Elle me montre le bouton d’alarme à activer en cas d’urgence. Ca y est. Je vais pouvoir me coucher l’esprit tranquille.
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Le lendemain lever à 7h pour faire la connaissance de Brigitte réveillée et de sa fille Haingo, 15 ans, toute mignonne et fan de Beyoncé. Brigitte travaille a l’UNEP depuis 15 ans, est malgache et m’a été présentée par Malaika, une vieille amie de la famille, originaire du Rwanda. Je fais aussi la connaissance d’Anna, la housemaid, qui me sourit timidement sans croiser mon regard. C’est dans ce charmant foyer que je vivrais pendant les deux prochains mois.

 

Par Milia - Publié dans : Kenya
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