Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 20:58

 

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Bénarès (Vârânasî), c’est des vaches, des veaux, des taureaux, des chiens, des chèvres, des rats, des singes partout, dans tous les recoins, de la fumée provenant des crémations (les indiens viennent de toute l'Inde pour se faire incinérer à Benares; lieu saint qui marquerait la fin du cycle des réincarnations selon la culture Hindou), le crépitement des buchers, des beuglements, du Bollywood, un brouillard diffus qui plane sur toute la ville, le Gange, complètement statique, verdâtre, ou peut-être grisâtre. Des sages illuminés venus d’ici et d’ailleurs, des occidentaux déjantés, des hippies venus tout droit des chemins de Katmandou, une atmosphère effervescente de toutes sortes de choses…à voir absolument !


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Au départ de Khajurâho, pas évident de se décider pour le mode de transport qui nous emmènera à Vârânasî. On a le choix entre : 4 heures de bus gouvernemental (traduction : bus pourri) à se faire valdinguer dans tous les sens serrés comme des sardines, suivies de 12 heures de train couchette, donc arrivée au crépuscule, fatigués (et de mauvaise humeur pour moi). Ou bien : installés confortablement dans une voiture, trajet direct Khajurâho-Vârânasî. Déterminant du choix : le prix. Sachant que l’option 2 coûte 10 fois plus cher que la première. Mais coup de chance, au dernier moment on a pu partir à un prix raisonnable en voiture. Du coup, soulagement total (sachant que j’avais un petit mal de ventre lancinant depuis le matin…).

Donc après 8 heures de voiture, on arrive à Vârânasî, ville sainte bordée par le Gange, aux alentours de minuit. Déjà à l’entrée de la ville, on ressentait une atmosphère étrange, foncièrement différente des autres lieux visités jusqu’à présent. Une brume presque palpable qu’on pouvait discerner malgré l’obscurité, une odeur dense, des bruits sourds…Puis en descendant de voiture, on suit, harnachés de nos sacs-à-dos, un cortège coloré destiné à un mariage sikh. Et ensuite…je m’enfonçais minute après minute dans un état de peur incroyable. Un dédalle de ruelles à l’étroitesse claustrophobique, des chiens errants menaçants, des vaches, taureaux, et animaux en tous genre qui, si bien dissimulés dans l’obscurité, me secouaient de sursauts à chaque renfoncement, des gardes armés de fusils de chasse à l’entrée qui ne nous ont laissé passer qu’après nous avoir fouillés, des mecs drogués, la nuit noire, des beuglements, aboiements, bêlements…enfin bon, mes souvenirs accentuent peut-être un peu la réalité mais je peux dire que ça faisait longtemps que je n’avais pas eu aussi peur. Je peux peut-être avancer l’excuse de la fatigue due au long trajet, ou à mon mal de ventre :-) ? Clem et Mamoune, j’ai pensé à vous.
 

Manu quant à lui était tout détendu et ne comprenait pas d’où me venait cette peur subite. Alors une fois arrivés à la Guest House, pas question de ressortir avant le lendemain matin. Une bonne nuit passée dans ses bras protecteurs et je serai d’attaque pour la journée suivante.
Par Milia - Publié dans : India
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Commentaires

Emilia! ich hab die fotos auf deinem blog gesehen..die sind unglaublich!!!! soooo schöne fotos...
Commentaire n°1 posté par Csilla le 02/03/2008 à 15h58
 
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