Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 23:23

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D’un côté, Rafael Correa, nationaliste de gauche au discours antiaméricain, aux idées proches du Président vénézuélien Hugo Chavez, très populaire auprès des populations indiennes, ‘indigenas’.

De l’autre, Alvaro Noboa, libéral conservateur milliardaire (qui a construit sa fortune sur la fameuse banane d’Equateur), populaire auprès des couches aisées, descendants des colons pour la majorité d'entre eux.
 

Campagne présidentielle, novembre 2006. Une atmosphère engagée et plutôt angoissée dans tout le pays. A en croire les évolutions de ces dix dernières, le futur président a peu de chance de se maintenir au pouvoir bien longtemps. Aucun des chefs d’Etat élus depuis 1996 ne sont parvenus au terme de leurs mandats.

Dans les villages, chaque foyer arbore son affiche, de Correo pour la plupart. Le marketing féroce s’opère partout, d’un bord comme de l’autre. De petits comités de soutien, bien organisés, distribuent casquettes, T-shirts et posters. Je n’ose pas trop parler politique, quelque chose me dit qu’il faut éviter, alors je lance le sujet doucement, l’air de rien, et surprise, on affiche ses idées sans craintes, fièrement. Pendant les élections, interdiction de consommer ou de distribuer de l’alcool en Equateur. Alors c’est une capitale aux rues désertes et à l’ambiance inquiétante qui a précédé le second tour. Pourtant le lendemain, c’est détendus et calmes que les citoyens équatoriens se sont rendus aux urnes. Presque personne n’a failli à son devoir d’ailleurs. Une sage leçon, pour nous, les Français, qui attendons l’extrême urgence et le point de non retour pour nous rendre au bureau de vote.

On oscille entre la peur de la guerre civile et un retour au communisme primaire pour les uns, et la peur du fondamentalisme d’extrême droite néolibérale de l’autre.
 

C’est Correa, soutenu par la grande majorité des indiens, qui a remporté la victoire. Suivra-t-il le chemin de son ami Chavez ? A suivre…

*          *          *



Hugo Chavez, par Ignacio Ramonet, Le Monde Dplomatique, Août 2007


Peu de gouvernements au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuse que M. Hugo Chavez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentas…On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique Latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro. […]

 

Pourquoi tant de haine ? Parce que, à l’heure où la social-démocratie connaît une crise d’identité en Europe, les circonstances historiques semblent avoir confié à M. Chavez la responsabilité de prendre la tête, à l’échelle internationale, de la réinvention de la gauche. Alors que, sur le Vieux Continent, la construction européenne a eu pour effet de rendre pratiquement impossible toute alternative au néolibéralisme, au Brésil, en Argentine, en Bolivie et en Equateur, inspirées par l’exemple vénézuélien, les expériences se succèdent qui maintiennent vivant l’espoir de réaliser l’émancipation des plus humbles.

A cet égard, le bilan de M. Chavez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. […]

Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut-il s’étonner que le Président Chavez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?

Lire l’article en entier sur Le Monde Diplomatique

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Par Milia - Publié dans : Ecuador
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