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Mikocheni B, ce petit nom aux sonorités italiennes est en fait le nom du quartier où je vivais à Dar es Salaam. Situé au nord de la ville, à quelques kilomètres du centre, après Mikocheni A, logique. Je me suis vraiment attachée à ce petit quartier populaire, tranquille, accueillant, simple et plein de vie. 

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Mikocheni B c’est Napenda, ma voisine, ma confidente, ma copine de tous les instants. Ce sont aussi les journées (et les nuits…) rythmées par les appels à la prière de la mosquée et par le gospel de l’église du coin. Les petits commerces, où même quand on voit pas ce dont on a besoin, il faut demander parce que c’est tout bien caché, tout au fond d’un carton, recouvert de poussière.
Le marché de fruits et légumes, où il fait bon se balader le dimanche matin pour se faire des grooooossses salades de fruits de saison : mangue, ananas, papaye, passion, poire, avocat…mmhhh !! La mama lishe (vendeuse de rue) juste devant la porte qui vend quelques fruits et légumes, et qui n’aime pas qu’on aille faire ses courses ailleurs que chez elle. La fille aux chapatis (sorte de petites crêpes salées et bien grasses consommées au pti dej) que Clémence a d’ailleurs bien apprécié lors de son passage en Tanzanie.

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Le petit resto de la rue derrière la maison où l’on mange soit du chipsy kuku (poulet frites), soit du kitimoto (porc, littéralement ‘chaise chaude’, parce que quand on est musulman et qu’on mange du porc, on le mange tellement vite pour pas se faire voir que ça fait le même effet que de manger sur une chaise chaude), soit du pilau (plat typique d’Afrique de l’Est, hérité de la culture indienne : du riz aux épices, très bon, très gras) sur fond de Bongo Flava, musique typique (mais moderne) d’Afrique de l’Est. Les dizaines de coiffeurs au km2. Les masaïs. Les bajaje (à prononcer badiadié, petits triporteurs à moteur).

 
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La maisonnette de Manu qui me manque tellement…même avec ses petites imperfections : pas d’eau courante (enfin sauf les derniers temps) et les cadenas qui m’ont rendue folle à ne jamais se laisser ouvrir ou fermer. Mais mine de rien on s’y fait drôlement vite à la vie simple, tant et si bien que même après que Manu ait installé les tuyaux et les machins pour l’eau courante, je continuais de prendre ma douche à la bassine. Que je ne comprenais pas grand-chose aux boutons qu’il fallait allumer ou éteindre pour remplir les réservoirs (j’avoue enfin…) et que du coup je paniquais quand l’eau ne coulait plus du robinet, et je me retrouvais sans eau du tout quand Manu n’était pas là. Alors qu’avant, il suffisait de remplir l’eau du bidon, récoltée des pluies, dans des bouteilles en plastique de 5 litres, ensuite on verse l’eau dans la bassine, et hop le tour est joué, enjoy your shower ! Le seul bémol, c’est que l’eau de pluie n’est pas toujours très propre, et ma peau en a fait les frais…oui maintenant j’ai pleins de boutons tout pas beaux. Autre alternative : on achète de l’eau dans des jerricanes dans la rue. Encore autre possibilité : on attend la pluie, on enfile son maillot de bain et on prend sa douche in the rain !! 

 

Mikocheni-B.jpgAh…Mikocheni B ça me manque déjà…

*J'habite à Mikocheni B (en Swahili)

Tag(s) : #Tanzania

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