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Début d’après-midi, départ en bus avec le trio Equid’or, Pauline, Alix et Marion, en Equateur pour la réalisation d’un projet de tourisme communautaire aux Iles Galápagos. On grimpe dans un bus en direction de Latacunga, petite ville des Andes au pied du Cotopaxi, d’où on prend un autre bus qui nous emmène à Quilotoa. Alors Quilotoa, c’est où ? C’est quoi ? Plus précisément la Laguna del Quilotoa. Un petit village situé sur la Cordillère des Andes, à 3900 m d’altitude, sur un cratère éteint dans lequel repose un magnifique lac émeraude, oh comme c’est beeeau !!! 

Après quelques heures de bus assises à papoter sur un fond de salsa, un magnifique coucher de soleil sur les montagnes nous coupe le souffle. Je ne me sens pas a l’aise pour dégainer mon appareil et bombarder de clichés. Alors je m’imprègne et contemple, pensive, calme, et reposée. Soudain, suite logique, nuit noire. On se retrouve dans ce bus qui se vide au fur et à mesure qu’on monte en altitude. On finit par apercevoir, dans la lueur des phares du bus, notre auberge tant attendue : l’Hostal Cabanas de Umberto. Toute excitée par cette heureuse trouvaille, je me précipite hors du bus et j’en oublie mon sac sur mon siège…mais j’ai eu la chance inouïe de le récupérer après une course poursuite dans la montagne dans le pickup d’un guide qui a eu la gentillesse de m’accompagner dans cette course folle. L’arrivée dans l’auberge fût folklorique et très chaleureuse. Autour du poêle, Umberto, sa femme, leurs enfants et d’autres randonneurs se réchauffaient avec de la soupe bien chaude. Après un repas très copieux, on a filé au lit, histoire de reprendre des forces pour la rando à cheval du lendemain. Lever aux aurores, mais tout de même trop tard pour contempler le lever de soleil sur le cratère. Ensuite, à dos de caballos, c’est parti pour une balade autour du cratère avec nos guides locaux. SPLENDIDE !!!!!

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En fin de matinée départ en pickup pour le petit marché traditionnel du village très typique de Zumbahua un peu plus bas dans la vallée. Puis direction Latacunga, pour la suite du weekend. Après une petite escale d'une heure sur le parvis d’une station essence dans le petit village sans intérêt de Lasso, on se tâte, on hésite, puis on décide de partir en direction de la réserve naturelle de Pasachoa, qui se situe à une petite heure de Quito dans un cratère éteint (encore un !).

Apres nous être ravitaillées en vivres pour le pti dej et le pique-nique du lendemain, et restaurées dans un resto local plutôt fameux, c'est parti pour 20 min de tape-cul dans le coffre d’un pick-up qui nous monte jusqu'à la réserve. Et là, dépaysement total : on passe des paysages andins de la Laguna del Quilotoa à un paysage normand, avec prés verdoyants et vaches bien grasses. A l’arrivée, nous sommes accueillies par un petit papi tout mignon qui nous conduit à la pièce qui nous servira de dortoir pour la nuit. Retour en enfance le temps d’une soirée, où j’ai eu l’impression de me retrouver dans les centres de classe découverte, avec petits panneaux explicatifs sur la faune et la flore environnantes, brossage de dents en groupe, et coucher avec les poules, le tout dans une ambiance féerique, avec une licorne sauvage pour veiller sur nous toute la nuit (bon ok c’était un poney…), des chants d’oiseaux et toutes sortes de créatures mystérieuses… (Pour la petite note informative, la réserve abrite plus de 250 espèces animales). 

Dimanche, 8h, départ pour l'ascension du volcan à plus de 3500 m dans l'espoir d’apercevoir à son sommet nicher un couple de condors ! On s’extasie tout les 100 mètres devant la vue de plus en plus magnifique que nous offre le panorama. L’ascension nous prend 4h30 à un rythme plutôt soutenu, sur un dénivelé assez raide. Les 4000 m d’altitude sont difficiles à gérer en début de rando, il faut habituer nos petits poumons en adaptant cadence et respiration, mais une fois le rythme trouvé, c’est sans trop de difficulté qu’on supporte l’altitude et le peu d’oxygène. La paroi volcanique offre une biodiversité incroyable et on passe de forêts tropicales en steppes semi-arides en quelques centaines de mètres.

Arrivées pratiquement au sommet, et après la rencontre fortuite (et émerveillée pour ma part) avec des chevaux sauvages, nous tentons de toucher l’ultime pic, mais on a beau être dégourdies et plutôt aventurières dans l’âme…escalader de la roche humide à mains nues, donnant directement dans l’entre du cratère…après une courte pause réflexion, on dit non. Nous décidons donc de redescendre dare-dare, avant la tombée de la nuit...Et nous gambadons gaiement sur les pentes, arrivant au pied du volcan en un temps record (2h30). On s’octroie une courte pause thalasso, avec trempage de pieds dans l’eau toute fraîche d’un petit torrent. Légère appréhension quant au retour sur Quito: pas de téléphone pour appeler un pick-up pour nous descendre au bus, dans cet endroit désert ou personne ne passe. Mais on eut la chance de croiser sur notre chemin une famille en 4x4 en direction de Quito qui accepte gentiment de nous déposer. Arrivées à Quito, c’est autour de batidos de frutos (sorte de milkshakes aux fruits délicieux!!) au Centro Historico qu’on fait une petite rétrospective ce week-end bien rempli qu’on a toutes bien apprécié. 

Tag(s) : #Ecuador

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