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Cambodia

Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 04:33

  


The White building is housing
 more than 3000 inhabitants. The building was anarchically equipped with electricity, running water, and evacuation appliances by its occupants.

Big blue pipes are running on the walls to evacuate sewage. Mildew scatters over the slightest chap. Other constructions are regularly added by those who live there on a long term basis: store room, chicken coop, or additional bedroom. This fascinating place hosts a multitude of parallel lives. It is the result of collective, functional, and independent creation.

During lunch time, I went there with Emilie and Gaëlle, to get familiar with the place and prepare the grounds for Emilie’s documentary on the condition of women in
Asia. We entered by the « back door », where slums blossomed, but where only hardliners remain, after most of the occupants were evicted or migrated to other places.

What a surprise to see how nice and welcoming the people are. Smiles and greetings everywhere. You want to take pictures? Then do! People enjoy looking at themselves and welcomed us warmly. Since we came during the day, the place was not so crowded. Most slums are deserted during the day as their occupants flock into the city to earn the daily money. Then we climbed the stairs and entered the
White Building, we walked along the long dark corridors where we could get a glimpse of the cozy homes (some with TVs, Hifi, and DVD players). Others with much less. 

On the way we stopped to buy some home made fritters (no idea what they’re made of!). Not so tasteful. And then, I jumped on my bike and rode back to work.  


The look we had on this site is blind. No matter how radiant the daylight is, it does not reveal the darkness of life. Prostitution, smuggling, corruption, and all sorts of violence have long made their ways into the White Building. But for us, this one visit only revealed bright smiles.

 















































Par Milia - Publié dans : Cambodia
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Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /Juin /2008 09:23




 

Il est 18h, devant le Palais Royal de Phnom Penh. On attend là, pas très sûrs du lieu de rendez-vous. Mais tout à coup, Leakhana, radieuse, arrive, joliment maquillée et délicatement parfumée. Leakhana a 25 ans, une pêche d’enfer, et un cœur gros comme ça. Elle vient d’une famille très pauvre, et même si sa vie roule plutôt bien maintenant et qu’elle s’en est sortie avec brio, elle n’oublie pas d’où elle vient. Une à deux fois par mois, elle organise une sortie resto pour tous les enfants des rues qui voudront bien se joindre au cortège. Elle regroupe les tuktuk (rickshaws) et c’est parti. Les gamins sont surexcités et y’a de l’ambiance ! On sillonne les rues de Phnom Penh en direction du restaurant et on récolte de nouveaux arrivants, ça monte en route, ça grimpe partout, ça crie, ça chante, ça saute ! Je me fais câliner le bras d’un côté, chatouiller le ventre de l’autre.



 




Ca y est ! On est arrivés, alors là ça traine pas, on se dépêche de prendre place. Et tant pis pour ceux qui sont pas assez rapides, sauf les petits, les protégés des plus grands. Et ensuite, c’est parti, on mange, mais on fait bien attention à en laisser pour la maman, pour la petite sœur qui n’a pas pu venir, ou pour le copain qu’est encore en train de vendre ses pacotilles aux touristes sur les quais. Donc le ventre à moitié plein, mais ça suffit bien pour finir la journée, va !

 





Puis c’est parti pour les chamailleries, les taquineries, et les farces en tous genres. Et les filles se laissent pas faire, c’est moi qui vous le dit. Faut pas broncher avec elles, même si t’es un pti gars plus haut et plus fort qu’elles. Parce que c’est déjà des petites femmes, des petites mamans. Que t’aies 6 ou 12 ans, c’est pareil, tu t’occupes du petit frère ou de la p’tite sœur, accrochés au dos. Bah oui ! C’est pas facile quand t’es une fille de la rue. Alors il faut être forte, il faut se battre, et jamais faiblir. Sinon, t’es cuite.






 








Par Milia - Publié dans : Cambodia
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 05:46


 

 

Durée : 3 jours

Objectif : rencontrer les ONG ‘passerelles’ (TPO, Action for Health) entre victimes et hôpitaux, le directeur de l’hôpital du district, ainsi que nos partenaires sur place pour renforcer la coopération (UNICEF, World Vision, UNFPA).

Bilan : plutôt positif. J’ai pu rencontrer plus de partenaires que prévu. Par contre, la communication est vraiment difficile…je vais certainement avoir besoin d’un interprète pour mes prochains déplacements.

 

 

*           *           *

 

Kampong Thom est une toute petite commune a mi-chemin entre Phnom Penh et Siem Reap. Elle se trouve le long du fleuve Steung Sen, qui signifie ‘fleuve Seine’ en Khmer…comme quoi on est jamais loin de chez soi ! On s'est arrêtés le long de la route pour goûter aux graines de lotus, aux maïs bouillis, et aux ramboutans. Les tarentules grillées et les grillons frits...peut être pour la prochaine fois.



Oui ! Vous avez bien vu !! Ce sont des tarentules frites !!! Non : je ne goûterai pas.

Il a plu énormément pendant ces trois jours, alors j’ai eu ma dose de chute dans flaques d’eau et autre anecdotes aquatiques du genre. J’ai pu pour la première fois m’immerger a 100% dans la vie khmère. Ca m’a d’ailleurs permis d’apprendre mes premières phrases en khmer !!!!!!!!!

-          kngom reap suo = bonjour (je cueille le salut)

-          som to = excusez-moi

-          som bai = du riz svp J

-          som kro chabat = une orange pressée svp

-          som kat leu = l’addition svp

-          sok sabai ? = ca va ? (joie gaité ?)

-          et puis quelques chiffres

     -                 et le meilleur pour la fin :

-                 kgnom kteu kha kosuo katka niri = je travaille au ministère de la femme


Mais la prononciation est tellement loin de nos langues latines et anglo-saxonnes que l’épellation ne correspond pas vraiment au son…je peux vous le dire !

 

 

Avec les homologues de l’antenne du Ministère de la condition de la femme, nous avons mange dans un petit resto en plein milieu d’un champ de riz, et là je me suis vraiment sentie en Asie. J’ai mangé de vrais rouleaux de printemps, plein de feuilles au goût assez surprenant mais très bonnes. Que de la nourriture saine ! J’adore.

















*        *        *


Photos de ma visite au Referral Hospital de Kampong Thom. Dans un des couloirs. Une perfusion. Les sanitaires. Dans l'attente.














Par Milia - Publié dans : Cambodia
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 05:18

 




I am working for the German technical cooperation agency GTZ (Deutsche Gesellschaft für technische Zusammenarbeit) in a project between the German federal government (Ministry for Economic Cooperation and Development) and the Cambodian government (Ministry of Women’s Affairs) entitled « Promotion of Women’s Rights ». It deals with gender-based violence, human trafficking and other women’s rights issues.


I have a one-year contract and will be based at the Ministry of Women's Affairs in
Phnom Penh most of the time. At the moment I am responsible for strengthening the links between the health sector and the programme (i.e. improving the response of the health sector to domestic violence) in the Kampong Thom province, three hours drive North-west from Phnom Penh

So far, I find the work interesting. It is very similar to what I have done in the past with the
ILO and FEMNET. For now the main challenge that I’m facing is the massive language barrier. Well it’s simple: I don’t understand a single word! I’m embarking on Khmer lessons…let’s see how far it brings me...

My team is nice but again the language barrier sets me apart a little bit as I am the only non-Khmer with the team leader. One of my colleagues lived in
France
for 10 years and she’s really a really nice person to work with. We will often travel to Kampong Thom together.



Par Milia - Publié dans : Cambodia
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 04:46

 

 



Commençons par les quelques frustrations du début. Déjà à l’enregistrement, excédent de bagages à payer…Manu gagne son pari, et quant à moi, j’aurais dû me douter que dans un pays de businesspeople comme la Thaïlande, il n’y avait pas de place pour la flexibilité gratuite. Mes mauvaises habitudes « easyjet » auront eu raison de mon manque de rigueur. Ensuite, deuxième coup dur, arrivés au contrôle des bagages à main, je me fais confisquer mes super shampoings « capirelax » achetés spécialement dans le quartier des coiffeurs afro antillais de Lyon, en prévision de la longue année au soleil qui m’attend, rude épreuve pour mes petits cheveux fragiles…et voilà qu’en une minute, tout disparaît, et avec eux tout espoir d’en trouver au Cambodge (et nulle part en Asie d’ailleurs…). Enfin bon, passons, il ne s’agit que de shampoings, mais je suis sûre que certain(e)s comprendront…

 

A l’arrivée, le chauffeur de GTZ, Vichetra ainsi que Caroline de CIST (l’ONG pour laquelle travaillera Manu) nous attendaient patiemment (atterrissage avec une heure de retard). Le petit trajet de l’aéroport jusqu’à l’auberge dans laquelle nous resterons jusqu’à ce que l’on trouve notre petit chez-nous nous a vraiment charmés, malgré la pluie. Motos, mobylettes, vélos, voitures, petites boutiques ouvertes en bordure de route, y’a d’la joie !

Ici, changement par rapport a la Thaïlande : presque personne ne parle anglais. Donc il va falloir se mettre au Khmer !


The Golden Meong Hotel, notre auberge, c’est tout confort, tout mignon, ça change de notre dernier appart de Friedrichshain ;)

Par Milia - Publié dans : Cambodia
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